Pourquoi cette page existe
La plupart des produits qui utilisent l'intelligence artificielle vous disent ce qu'elle sait faire. Celle-ci vous dit aussi où elle se trompe, parce que vous confiez à cet outil vos prix, vos marges et le nom de vos clients.
Nous l'écrivons pour deux raisons : parce qu'un artisan qui sait où regarder attrape l'erreur en dix secondes, et parce que nous préférons que vous l'appreniez ici plutôt que sur un devis parti chez un client.
Ce que l'assistant fait
Vous dictez, ou vous écrivez. L'assistant :
- transcrit votre voix en texte ;
- extrait de ce texte les éléments d'un devis — le client, le chantier, les prestations, les quantités, les dates ;
- calcule les montants à partir de votre catalogue et de vos tarifs ;
- met en forme le document et vous le présente.
Il s'arrête là. Il n'envoie rien, il ne signe rien, il n'engage rien.
Les deux moitiés, et pourquoi elles ne se valent pas
C'est le point que nous voulons que vous reteniez.
La moitié fiable : le calcul
Les montants sont dérivés de votre catalogue par des règles de calcul. Ils ne sont pas estimés, pas devinés, pas « prédits » par un modèle. Si votre tarif horaire est de 95 francs et que le devis porte trois heures, le devis affiche 285 francs — toujours, et pour la même raison.
C'est la moitié sur laquelle nous n'avons aucune raison d'avoir de doute. Nous n'écrivons pas « vous pouvez vous y fier » : nous n'avons pas encore soumis la chaîne de calcul à des entrées volontairement dégradées, et nous ne rehausserons cette phrase qu'après l'avoir fait.
La moitié qui varie : l'extraction
Ce qui entre dans le calcul, en revanche, sort d'un modèle de langue — et un modèle de langue n'est pas déterministe.
Nous l'avons mesuré, le 17 août 2026, plutôt que de le supposer. Quatre dictées de forme comparable, portant chacune une date exprimée de la même façon — un jour de la semaine suivi de « prochain » — soumises à l'assistant :
| Ce qui a été dicté | Ce que l'assistant a produit |
|---|---|
| une relance, avec un jour de la semaine | la bonne date |
| une relance, avec un jour de la semaine | la bonne date |
| une relance, avec un jour de la semaine | une date erronée |
| une relance, avec un jour de la semaine | aucune date |
Quatre formulations de même forme ont produit trois comportements différents. Nous n'avons pas encore mené le même test sur les quantités et les unités : rien ne garantit qu'elles échappent à cette variabilité, et nous ne l'affirmerons pas avant de l'avoir mesuré.
Ce tableau est un résumé. Les quatre formulations exactes et leurs résultats figurent à notre chronologie interne des incidents, que nous communiquons sur demande.
Un calcul juste appliqué à une quantité mal comprise donne un montant faux avec une confiance parfaite.
C'est le cas le plus difficile à repérer : le document est propre, les totaux tombent juste, l'addition est exacte — et le chiffre de départ est faux. Aucun contrôle automatique ne le rattrape, parce qu'il n'y a rien d'incohérent à trouver.
Ce que nous en tirons : vous validez, nommément
Avant l'ouverture, nous ajoutons une confirmation : vous cocherez avoir vérifié les montants, les dates et les quantités, et le devis ne se générera pas sans elle.
La case ne sera pas pré-cochée. C'est délibéré, et c'est le seul endroit du produit où nous ajoutons volontairement une friction. Elle n'est pas encore livrée ; nous l'annoncerons ici au présent le jour où elle le sera, et pas avant.
Une validation par simple clic ne serait pas une validation. Nous vous demandons de confirmer trois choses nommées — les montants, les dates, les quantités — parce que trois éléments nommés se vérifient, alors qu'un « j'accepte » ne se vérifie pas.
Vérifiez-les vraiment. Dix secondes sur un devis, contre une discussion avec un client sur une date que vous n'avez jamais promise.
Aucune décision automatisée, et ce que cela veut dire
Aucune décision qui vous concerne, ou qui concerne un de vos clients, n'est prise automatiquement chez nous — ni sur un montant, ni sur un contrat, ni sur un accès.
L'assistant propose. Une personne — vous — examine et approuve. Cet examen doit être effectif : transmettre une décision prise par une machine sans en avoir déterminé le contenu ne serait pas une intervention humaine, et nous ne concevons pas le produit ainsi.
Si un jour nous introduisions un traitement produisant une décision automatisée ayant un effet juridique ou vous affectant de manière significative, nous vous en informerions au préalable, et vous pourriez demander qu'une personne réexamine cette décision. Ce n'est pas le cas aujourd'hui.
Où vos dictées sont traitées
Vos dictées et le texte de vos demandes sont transmis à un service d'intelligence artificielle fourni par notre hébergeur suisse.
Ce que nous nous engageons à faire :
- Nous n'utilisons vos contenus pour entraîner, affiner ni évaluer aucun modèle d'intelligence artificielle, et nous avons donné la même instruction, de manière contraignante, à notre fournisseur. Nous ne l'affirmons pas encore à sa place : sa confirmation écrite est demandée et pas obtenue.
- Le contenu de votre carnet et de vos dictées n'alimente aucun traitement dérivé : ni statistique de marché, ni indicateur agrégé, ni rien d'autre que la production de votre document.
- L'audio est transmis pour transcription et n'est pas conservé dans nos bases. Il peut subsister au plus quatorze jours dans l'historique technique de notre couche d'automatisation, qui se purge automatiquement. Nos mesures bornent ce point sans l'établir entièrement — nous écrivons donc « au plus quatorze jours » plutôt que « jamais conservé ».
Ce que nous ne pouvons pas encore affirmer. Nous avons demandé par écrit à notre hébergeur, le 17 août 2026, de confirmer où l'inférence a lieu, quels sous-traitants interviennent, et combien de temps les contenus soumis sont conservés.
Tant que nous n'avons pas cette réponse écrite, nous n'affirmons pas que vos dictées sont traitées exclusivement en Suisse. Nous l'avons écrit par le passé avec une précision que nous ne pouvions pas soutenir. Nous publierons la réponse dès réception.
Et si nous ne l'obtenons pas, nous ouvrons avec l'assistant vocal désactivé. Vous verrez alors, dans l'application : « Notre assistant vocal est temporairement désactivé. Nous attendons de notre hébergeur une confirmation écrite du lieu de traitement de vos dictées. »
Nous préférons désactiver une fonction que de vous promettre une garantie que nous ne pouvons pas démontrer.
Ce qu'il ne faut pas dicter
La dictée et le carnet sont les deux seuls endroits où vous écrivez sans contrainte de format. C'est leur intérêt, et c'est leur risque.
Évitez d'y consigner des informations de santé, d'opinions religieuses ou philosophiques, ou relatives à des poursuites pénales, concernant vos clients.
Nous savons que ce n'est pas une dérive de le faire. « Le client est en fauteuil, il faut élargir la porte » est une information de chantier parfaitement légitime, dictée de bonne foi — et c'est juridiquement une donnée de santé.
C'est pourquoi nous ajoutons, avant l'ouverture, un meilleur endroit où l'écrire : le champ « Contraintes du chantier » — largeur de passage, étage sans ascenseur, horaires, accès, présence d'animaux. La même information devient « porte à élargir à 90 cm », qui est une donnée de chantier et non une donnée de santé.
Nous préférons vous donner un meilleur endroit où écrire que vous interdire d'écrire. Ce champ n'existe pas encore ; il est en cours de livraison et nous l'annoncerons ici au présent une fois en service.
Ce que nous ne prétendons pas
Le chiffrement de bout en bout est impossible pour ce produit. Il signifierait que nous ne pouvons pas lire vos données — or nous devons les lire pour structurer un devis à partir de votre dictée. Nous l'avons affirmé par le passé ; c'était faux, et nous l'avons retiré.
L'assistant n'est pas un conseiller. Il ne vérifie pas la conformité d'un devis à une norme technique, à une convention collective ou à une obligation fiscale. C'est votre métier, pas le sien.
Nous ne publions pas de taux de fiabilité. Nous en avons mesuré un seul comportement, sur un seul type d'élément, sur quatre dictées. Annoncer un pourcentage à partir de cela serait une précision que nous ne pouvons pas soutenir.
Ce que nous ferons ensuite, et que nous publierons
| Quand | |
|---|---|
| Le même test d'extraction, appliqué aux quantités et aux unités | Semaine du 18 août 2026 |
| La réponse écrite de notre hébergeur sur le lieu d'inférence, les sous-traitants et la conservation | Dès réception |
| L'enregistrement de l'identité de l'auteur dans l'historique des actions | Une fois livré — nous ne l'annoncerons pas avant |
Nous publierons ces résultats quels qu'ils soient. C'est notre règle interne, et nous la publions parce qu'elle vous concerne : le texte publié suit la production, jamais l'inverse.
Pour aller plus loin
- Confiance & données — ce que nous affirmons, et comment nous le prouvons
- Politique de confidentialité — le détail des traitements et des tiers
Une question : privacy@buddyleader.com
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